SCN : System Change NumberDate de publication : le 26 Septembre 2005 Ce tutoriel présente la notion du SCN : l'horloge d'Oracle (Oracle 8i à 10g) 1. SCN System Change Number 2. SCN courant 3. SCN et consistance de la base 4. Le pseudo colonne ORA_ROWSCN 5. La table SMON_SCN_TIME 6. SCN Wrap et SCN Bas 7. SCN Haut et Bas 8. SCN hors-ligne normal 9. Stop SCN et Start SCN 10. Unrecoverable SCN 1. SCN System Change Number
SCN est un nombre qui peut définir une version enregistrée (commit)
de la base dans un temps bien précis. Quand il y a un commit sur une
transaction, oracle lui assigne un nombre unique SCN qui identifiera cette transaction.
SCN est une sorte d'horloge logique d'oracle et il ne faut pas le confondre
avec l'horloge système, il est unique et s'accroît dans le temps mais pas séquentiellement et il ne prend jamais la valeur 0 tant que la base n'est pas recréée.
Oracle effectue une restauration uniquement par rapport au SCN. Par contre
vous pouvez choisir l'une des méthodes suivantes : par SCN, par HORDATE, ou par
fichier de contrôle. Voir article : Sauvegarde et restauration de données
Pour un commit de 16 transactions par seconde, il faudrait 500 ans pour dépasser le SCN autorisé dans oracle.
SCN désigne bien "SYSTEM CHANGE NUMBER" et non "SYSTEM COMMIT NUMBER", il suffit de voir dans
les vues V$ on utilise la colonne CHANGE# pour désigner le SCN.
2. SCN courant
Pour trouver le SCN courant dans une base 10g, on utilise le package
DBMS_FLASHBACK :
3. SCN et consistance de la base
SCN joue un rôle important sur la consistance de la base. Au
démarrage de la base, le processus
SMON vérifie le SCN dans toutes les entêtes des fichiers de données.
Tout se passe bien si les SCN sont les mêmes que celui du fichier de contrôle.
Le SCN joue encore un rôle important pendant la lecture des blocs Oracle.
Au début, un SCN est attribué à la requête (SCN1), après elle lit le SCN
de la dernière modification dans le bloc (SCN2), si SCN2 est supérieur à SCN1,
cela signifie que le bloc à été modifié après le démarrage de la requête.
Dans ce cas,
Oracle cherche une ancienne version du bloc dans le roll back segment.
4. Le pseudo colonne ORA_ROWSCN
Oracle 10g fournit un nouveau pseudo colonne ORA_ROWSCN, qui consiste
en un timestamp comité ou en un SCN qui fournit aux applications
et aux utilisateurs la capacité d'appliquer efficacement des verrous optimistes.
Dans les versions antécédentes, quand on envoiyait des mises à jours à la base, les applications
devaient lire les valeurs de toutes les colonnes ou d'un indicateur de colonne spécifié
par l'utilisateur, et les comparer avec ceux précédemment rapportés. Avec ce
nouveau dispositif, seule la ligne SCN est exigée d'être comparée pour vérifier
qu'une ligne n'a pas été modifiée depuis le select jusqu'aux mises à jour.
Le pseudo colonne renvoie, pour chaque version de chaque ligne, le SCN de la ligne.
On ne peut pas l'utiliser pour les vues.
Toutefois, vous pouvez l'utiliser pour se référer aux tables sous-jacentes pendant
la création des vues. Et vous pouvez aussi l'utiliser dans la clause WHERE dans
l'instruction UPDATE ou DELETE.
Par exemple :
Dans cette requête, on remarque que tous les enregistrements de la
table TAB_TEST sont comités par la même transaction.
Maintenant, on va modifier certaines lignes dans la table :
Une fonction très pratique qui nous permet de retrouver la date de la dernière
modification d'une ligne, appelée : SCN_TO_TIMESTAMP. Par exemple :
ORA_ROWSCN n'est pas supporté pour les tables externes. Mais il
est très utilisé dans le flashback.
5. La table SMON_SCN_TIME
La table SMON_SCN_TIME est disponible à partir d'Oracle 9i. En 9i le processus SMON
rempli cette table toutes les 5 minutes avec la date (timestamp) et le SCN courant.
Toutefois, il ne garde que 5 jours (1440 lignes = 5*24*12) de lignes.
On remarque que dans Oracle 9i, le processus SMON se réveille toutes les 5 minutes (presque).
Par contre, sous 10g, la table SMON_SCN_TIME est remplie chaque +/- 3 secondes.
Une minute après, on a :
Ce qui montre que le nombre de lignes dans la table SMON_SCN_TIME
n'est pas fixe.
Dans oracle 9i, la description de la table SMON_SCN_TIME est :
Dans Oracle 10g, on a d'autres lignes en plus :
6. SCN Wrap et SCN Bas
Le SCN est constitué de deux parties : YYYY.XXXXXXXX.
La partie YYYY s'appelle SCN Wrap (2 bytes) et la partie XXXXXXXX s'appelle
SCN Bas (4 bytes). En général, on appelle SCN juste la partie SCN Bas.
7. SCN Haut et Bas![]()
Chaque fichier journal contient un SCN Haut et un SCN Bas.
On remarque dans la requête que le SCN haut d'une séquence est égal au SCN bas de la séquence suivante sauf s'il y a un RESETLOGS (par exemple entre la séquence 22 et 1).
Un RESETLOGS initialise le numéro de séquence à 1 mais le SCN continue à s'accroître.
8. SCN hors-ligne normal
Chaque fois qu'un tablespace est mis hors ligne normalement, un SCN hors-ligne normal est mis dans le tablespace TS$.
Même chose quand un tablespace est mis en mode BEGIN BACKUP. Voir l'article : Sauvegarde et restauration
SQL> select name,scnbas,scnwrp from ts$ where ts#=4; NAME SCNBAS SCNWRP ------------------------------ ---------- ---------- USERS 0 0 SQL> alter tablespace users offline; SQL> select name,scnbas,scnwrp from ts$ where ts#=4; NAME SCNBAS SCNWRP ------------------------------ ---------- ---------- USERS 1067840 0
On convertit la valeur 1067840 en hexadécimal :
SQL> select to_char(1067840,'xxxxxxxx') from dual; TO_CHAR(1 --------- 104b40 SQL> alter tablespace users online;
Et si on fait un dump du fichier de contrôle on voit bien :
9. Stop SCN et Start SCN
Après un checkpoint complet, Oracle stocke le SCN individuellement dans le
fichier de contrôle pour chaque fichier de données. On l'appelle Checkpoint SCN ou Start SCN.
Voir Fichier de contrôle pour plus de précisions.
On voit bien que le SCN a été modifié après le checkpoint et que tous les
fichiers de données ont le même SCN.
Dans le fichier de contrôle, il y a un stop SCN pour chacun des
fichiers de données. Quand un fichier de données est en ligne
et que la base est ouverte, le Stop SCN pour ce fichier de données
prend la valeur infinie (0xfff.ffffff). Si un tablespace est mis hors-ligne tous
ces fichiers de données auront un Stop SCN dans le fichier de contrôle.
Il n y'aura aucun redo généré pour ces fichiers de données
quand le Stop SCN est alloué.
![]() ![]()
Faire un dump du fichier de contrôle
Dans USER_DUMP_DEST on a la trace suivante :
Quand le fichier de données est en ligne, on a
le Stop SCN = 0xFFFF.FFFFFFFF et le start SCN = 0x0000.00103843.
On peut trouver le même résultat en utilisant la vue v$datafile, seulement
la valeur du SCN est vide.
Mettre le tablespace USERS hors-ligne
SQL> alter tablespace users offline;
Puis encore une fois un dump du fichier de contrôle
SQL> alter session set events 'immediate trace name CONTROLF level 12';
On a la trace suivante :
Ou en utilisant la requête suivante :
Quand le fichier de données est hors ligne le Stop SCN = 0x0000.00104207
et le Start SCN = 0x0000.00104207.
On remarque que le compteur du checkpoint a été incrémenté de 1,
ce qui signifie que mettre un tablespace offline conduira
automatiquement à un checkpoint pour ces fichiers de données.
La restauration de la base en utilisant le BACKUP du fichier de contrôle oblige
toujours un RESETLOGS pour ouvrir la base. Le fichier de contrôle (dans le secteur de
fichier de données) a un Start SCN et un Stop SCN dans chaque fichier de données.
Quand vous utilisez le bon fichier de contrôle (courant) avec les redo logs en cours
pour restaurer la base, le processus de restauration vérifie le changement du SCN dans les
redo logs avec le Stop SCN dans le fichier de contrôle et arrête la restauration.
Dans ce cas, la restauration est complète et vous pouvez ouvrir la base sans utiliser
le RESETLOGS.
En général, le Stop SCN est mis à jour dans tous les entêtes du fichier de données
et dans le fichier de contrôle dans la section fichier de données. Si la base est arrêtée
anormalement (Shutdown Abort ou un crash), le Stop SCN n'est pas mis à jour. Il restera
0xffff.ffffffff. Si Oracle trouve que le SCN est égal à 0x.ffff.fffffff pendant le démarrage,
il conclut que la base n'a pas été arrêtée normalement et lance une restauration.
10. Unrecoverable SCN
Oracle conserve un unrecoverable SCN pour chaque fichier de données. C'est le SCN
de la modification la plus récente pour ce fichier de données par l'opération NOLOGGING.
Le unrecoverable SCN de chaque fichier de données est enregistré dans la section fichier de données
du fichier de contrôle. Il est mis à jours chaque fois que le fichier de données est
affecté par l'opération NOLOGGING, a moins que l'évènement 10359 à été mis.
Unrecoverable SCN est utilisé par RMAN pour déterminer si le fichier de données à
été affecté par l'opération NOLOGGING depuis le dernier backup complet ou incrémental du
fichier de données.
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